C’est un secret de polichinelle, la fonction publique guinéenne est un haut lieu de corruption et pratiques assimilées notamment l’édition et la vente de faux arrêtés de recrutement par les cadres même du département. Dans le but de lutter contre cette corruption massive, une mission d’investigation a mis le grappin sur des fonctionnaires impliqués qui se livrent à de telles pratiques. D’ailleurs, le Chef de l’Etat ordonne la publication de leurs identités : « Le Président de la République a autorisé les services qui ont mené les investigations ayant abouti à l’identification des cadres impliqués dans l’édition et la vente de faux arrêtés de recrutement et d’avancement de fonctionnaires, à publier les noms et fonctions des responsables concernés qui ont par ailleurs reconnu librement les faits qui leur sont reprochés », rapporte Aboubacar Sylla, le porte-parole du gouvernement.
Plus loin, le Chef de l’Etat a annoncé au Conseil : « la mise en place d’une Commission chargée d’identifier et de recenser les fonctionnaires indélicats qui ont falsifié les données de leur Etat Civil dans le but de différer sur de longues années, leur date de départ à la retraite ».
Bhoye Diallo














