Les regards sont tournés vers la Cédeao ce lundi 25 avril 2022, qui doit se prononcer sur la transition en cours en Guinée. L’institution sous régionale attend des autorités militaires un chronogramme acceptable pour un retour à l’ordre constitutionnel faute de sanctions économiques et ciblées contre le pays et le CNRD.
L’ultimatum de la Cédeao donné à la junte militaire au pouvoir en Guinée expire ce lundi 25 avril 2022, pour dévoiler un chronogramme acceptable de la transition en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel, un peu plus de 7 mois après le putsch militaire qui a renversé le régime de Alpha Condé.
Du coté des autorités de la transition, on semble être sereines alors que le spectre de sanctions économiques et ciblées de la Cédeao pèse sur le pays à l’image du Mali, qui a osé défier l’institution sous régionale, quoi que décriée par son inertie et qualifiée d’institution pour défendre les présidents en exercice et non le peuple, demeure tout de même capable d’imposer des sanctions au pays.
Invité de l’émission ‘’Mirador’’ de ce lundi de nos confrères de la radio FIM FM, le ministre de l’habitat et porte-parole du gouvernement, semble minimisé l’éventualité de sanctions de la Cédeao contre la Guinée : « ça ne fait peur à personne ! La Guinée n’agit pas sous le coup de la peur. Nous avons dit clairement que nous sommes engagés et nous avons la volonté d’aller dans la collaboration avec la CEDEAO », avant d’ajouter : « depuis un certain temps, s’est détourné de l’objectif d’être une institution au service des populations. Et de plus en plus, il apparait aux yeux de l’opinion publique ouest Africaine comme une organisation au service de quelques chefs d’état ».
Poursuivant, Ousmane Gaoual s’interroge sur l’opportunité même des sanctions alors que le CNRD avance vers un retour à l’ordre constitutionnel : « le Mali est sous sanction, d’autres pays ouest-Africains sont sous sanction- et alors ? Est que ça fait évoluer la situation de ses pays-là, au regard de l’objectif recherché, le retour à l’ordre constitutionnel ».
Avec cette sortie du porte-parole du gouvernement de transition, des observateurs avertis craignent un bras de fer entre la junte militaire et la Cédeao aux conséquences dangereuses pour la Guinée.
Affaire à suivre !
Bhoye Diallo














