Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG était ce mercredi 06 septembre 2023, l’invité de nos confrères de TV5 monde dans le journal de l’Afrique. Une occasion saisie par l’opposant pour s’exprimer sur plusieurs sujets liés à la conduite de la transition dirigée par le Colonel Mamadi Doumbouya.
S’exprimant sur le dialogue politique qui est en panne, Cellou Dalein a tout d’abord dénoncé la manière dont celui a été oragnisée.
« Le dialogue politique suppose qu’il y a un ordre du jour, suppose qu’il y a des délégations de partis raisonnables. Nous n’avons pas participé à une grande messe qui rassemble des centaines de personne qui, la plupart, n’a jamais participé à des élections. Pour nous, le dialogue politique pendant la transition est de définir les conditions d’organisation des élections. On considère comme priorité, l’organisation des élections et la mise en place d’institutions légitimes », a déploré Cellou Dalein Diallo.
Poursuivant, l’ancien premier ministre, a pointé du doigt la responsabilité de la junte militaire de ne pas aller à un dialogue inclusif pour une sortie crise : « nos recommandations n’ont pas été prises en compte dès lors que nous étions d’abord poursuivis sans aucune base, de manière fantaisiste pour nuire à notre réputation et à notre honneur, nous avons souhaité aller au dialogue avec toute la liberté et toute la dignité que requiert l’importance de ce dialogue. Et, malheureusement, la junte n’a jamais voulu qu’il y ait un dialogue structuré et crédible. Vous savez en Guinée, il y a une crise de confiance profonde entre la junte et la classe politique. Nous avons souhaité que ce dialogue soit présidé par la CEDEAO et que le G5 guinéen soit présent pour un arbitrage nécessaire, pour rappeler les bonnes pratiques et faire la bonne interprétation des lois et des engagements internationaux de la Guinée », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, Cellou Dalein fustige la volonté de la junte d’organiser les élections en lieu et place d’un organe indépendant : « la junte a dit qu’il faut que le ministère de l’administration du territoire organise les élections, nous avons dit qu’il faut un organe indépendant de gestion des élections, que nous ayons un fichier consensuel. Au lieu de demander un recensement général de la population, un recensement administratif à caractère d’état civil, faisons une révision classique du fichier existant », a conclu l’ancien premier ministre.
Bhoye Diallo














