En Guinée, Guinea Alumina Corporation (GAC), filiale du géant émirati Emirates Global Aluminium (EGA), est confrontée à une crise opérationnelle majeure. Depuis la suspension des exportations de bauxite fin octobre 2024, près de 2 millions de tonnes de minerai sont restées stockées, entraînant une saturation des sites d’entreposage et un ralentissement de l’ensemble de la chaîne logistique.
Dans son édition du 103 du 30 juin 2025, le site Westaf mining reprenant un article du site spécialisé metal.com, précise que cette accumulation inédite perturbe gravement les capacités de stockage, d’acheminement et d’exploitation de la société, active dans la région minière stratégique de Boké, au nord-ouest de la Guinée.
Ce blocage, issu de tensions entre le gouvernement guinéen et les compagnies minières autour du respect des obligations locales notamment la transformation sur place — freine considérablement les ambitions d’EGA, principal acteur de la chaîne mondiale de production d’aluminium.
Activités locales maintenues, mais sous pression
Malgré cette paralysie partielle, des sources proches de l’entreprise affirment que certaines opérations domestiques se poursuivent, notamment les activités de maintenance, de surveillance environnementale et de soutien communautaire. Toutefois, l’arrêt prolongé des exportations pourrait, à moyen terme, entraîner des conséquences économiques plus larges, tant pour l’entreprise que pour l’économie guinéenne.
En effet, la bauxite représente l’un des piliers de l’économie nationale, générant d’importantes recettes d’exportation et des milliers d’emplois directs et indirects. Une interruption prolongée du flux pourrait affecter la balance commerciale du pays, fragiliser les relations avec les partenaires étrangers et ralentir les investissements dans le secteur extractif.
Vers une sortie de crise ?
Des discussions seraient en cours entre les autorités guinéennes et les responsables de GAC pour trouver une issue négociée. L’enjeu est double : garantir la souveraineté économique du pays tout en préservant un climat d’affaires attractif pour les investisseurs étrangers.
En attendant une décision officielle, la situation reste préoccupante et illustre les tensions persistantes entre les exigences de développement local et les impératifs économiques des multinationales opérant en Guinée.
Convergencegn.com













