La croissance des échanges internationaux devrait connaître un sérieux coup de frein cette année, chutant de 3,4 % en 2024 à seulement 1,8 % en 2025. C’est du moins ce qu’annonce la banque mondiale.
Selon la note technique de la banque mondiale consultée par Convergencegn.com, cette baisse marquée s’explique essentiellement par les tensions commerciales persistantes, alimentées par la hausse des droits de douane – notamment aux États-Unis – et par un climat d’incertitude généralisé sur les politiques économiques et commerciales mondiales.
Bien que certaines mesures protectionnistes aient été levées et que des négociations aient été entamées entre plusieurs partenaires commerciaux, ces efforts n’ont pas suffi à rassurer les marchés. La prudence reste de mise, freinant les investissements et les flux commerciaux internationaux.
Les économies avancées subissent le plus fort impact, avec des projections de croissance des échanges revues à la baisse de près de 50 %. Les pays émergents et en développement, bien qu’épargnés dans une moindre mesure, ne sont pas en reste. En avril, les importations mondiales n’ont progressé que de 2,9 %, contre 6,7 % en mars, témoignant d’un ralentissement brutal de la dynamique commerciale. Aux États-Unis, la baisse est encore plus spectaculaire, avec une chute de près de 20 % des volumes importés en un seul mois.
Les indicateurs à haute fréquence, comme l’indice PMI (Purchasing Managers Index) dans le secteur manufacturier, confirment cette tendance baissière. Dans plus des deux tiers des économies suivies, les nouvelles commandes à l’export sont en repli, atteignant en avril leur plus bas niveau depuis près de deux ans.
Si les tensions géopolitiques venaient à s’atténuer et si les chaînes d’approvisionnement réussissaient à mieux absorber les hausses tarifaires, une reprise progressive pourrait s’enclencher. Les prévisions pour 2026 tablent ainsi sur une légère remontée de la croissance du commerce mondial à 2,7 %. Un chiffre encourageant, mais qui reste inférieur aux niveaux historiques et aux attentes formulées en début d’année.
Bhoye Diallo













