La Guinée franchit une étape importante dans la modernisation de sa gestion des finances publiques. Réuni au Palais de la Colombe sous la présidence du Premier ministre Amadou Oury Bah, le Comité national du budget-programme a tenu ce mercredi sa première session.
Créé par décret présidentiel en juin dernier, ce comité traduit la volonté du gouvernement d’ancrer la politique budgétaire dans une logique de performance, de transparence et de responsabilité. Il s’inscrit dans la vision à long terme définie par le Programme Simandou 2040, qui vise à transformer l’économie guinéenne et à garantir une croissance inclusive.
Le ministre du Budget, Facinet Sylla, a mis en avant la portée stratégique de cette réforme : « Le budget-programme permettra de relier la planification budgétaire aux priorités nationales, en assurant que chaque dépense publique soit orientée vers des résultats tangibles ».
De son côté, le ministre l’économie et des finances, Mourana Soumah, a rappelé que cette réforme, initiée depuis 2017 mais longtemps différée, marque un véritable tournant. « Nous passons d’un budget de moyens à un budget de performance, conforme aux standards internationaux. Le FMI accompagnera la Guinée dans la mise en œuvre de cette transition ambitieuse », a-t-il assuré.
Pour sa part, le Premier ministre Amadou Oury, a insisté sur l’urgence et la nécessité de cette mutation : « La mise en œuvre du budget-programme n’est pas une option, mais une exigence nationale. Elle conditionne la stabilité économique, sociale et politique du pays, et constitue un pilier essentiel de la réussite de la transition ».
Avec cette réforme, la Guinée entend se doter d’outils modernes de pilotage budgétaire, en rupture avec les pratiques antérieures, pour renforcer la confiance des citoyens et des partenaires techniques et financiers.
Bhoye Diallo













