Emirates Global Aluminium (EGA) a annoncé ce vendredi que sa filiale, Guinea Alumina Corporation (GAC), cessera définitivement toutes ses activités en République de Guinée. Cette décision intervient à la suite de l’expropriation de ses actifs par les autorités guinéennes, qualifiée d’« illégale » par l’entreprise.
Dans un communiqué, GAC précise avoir multiplié les démarches ces dernières semaines afin d’aboutir à un transfert ordonné et sécurisé de ses activités. Cependant, « les autorités guinéennes ont continué d’agir unilatéralement et d’adopter une série de mesures illégales pour prendre le contrôle de nos opérations », déplore la société.
En conséquence, GAC procédera à la démobilisation progressive de ses employés restants ainsi qu’à la résiliation des contrats de ses prestataires. À partir du vendredi 22 août à 23h59, l’entreprise ne sera plus présente sur ses sites miniers et n’exercera plus aucun contrôle sur ses installations.
Dès le samedi 23 août à 00h00, la République de Guinée aura la responsabilité exclusive de l’exploitation, de la sécurité et de la gestion des infrastructures, équipements et matériaux liés au projet.
Le retrait de GAC, acteur majeur du secteur bauxitique guinéen, constitue un tournant dans les relations entre Conakry et les investisseurs étrangers. Reste désormais à mesurer les conséquences économiques, sociales et diplomatiques de cette rupture brutale.
Bhoye Diallo












