Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alpha Bacar Barry, a annoncé une nouvelle mesure visant à encourager l’excellence universitaire en Guinée. Désormais, les trois meilleurs étudiants de chaque filière de licence des universités publiques pourront poursuivre gratuitement leurs études en master.
Cette initiative, présentée le vendredi 31 octobre 2025 devant les conseillers nationaux, marque une étape importante dans la politique de valorisation du mérite et d’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur.
Selon le ministre, cette disposition répond à un constat récurrent : de nombreux diplômés de licence interrompent leur parcours faute de moyens financiers ou d’opportunités de formation avancée.
« Nos étudiants s’arrêtaient souvent en licence, avec peu de possibilités locales d’accéder à des programmes de master », a expliqué Alpha Bacar Barry. « Nous voulons lever cette barrière en offrant à ceux qui excellent la chance de poursuivre gratuitement leurs études. »
Cette politique permettra à 84 étudiants, dès cette année, d’intégrer un master sans frais. À mesure que de nouveaux programmes seront ouverts, ce nombre augmentera progressivement.
Un enseignement supérieur en mutation
Le ministre a rappelé que le nombre de programmes de master dans les institutions publiques est passé d’une trentaine à près d’une centaine en quelques années, avec 684 places ouvertes en 2025. Parallèlement, le coût moyen des formations a été réduit de moitié, passant de 30 à 15 millions de francs guinéens.
« Les trois premiers de chaque filière sont admis d’office et gratuitement en master. C’est une reconnaissance du mérite et un signal fort adressé à la jeunesse », a précisé Alpha Bacar Barry.
Au-delà de la récompense académique, cette mesure s’inscrit dans une vision à long terme : bâtir un socle national pour la recherche et l’innovation.
« Nous voulons créer un vivier de futurs doctorants et chercheurs capables d’alimenter durablement le système scientifique guinéen », a souligné le ministre.
En renforçant la poursuite d’études sur le territoire national, le gouvernement espère également freiner la fuite des talents vers l’étranger et stimuler la recherche appliquée au service du développement du pays. Cette décision, saluée par la communauté universitaire, ouvre une nouvelle perspective pour l’enseignement supérieur guinéen : celle d’un système plus inclusif, fondé sur le mérite et l’investissement dans le savoir.
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