Les discussions entre l’intersyndicale de l’éducation et le gouvernement, conduites sous l’égide du Conseil National du Dialogue Social (CNDS), n’ont pas progressé. Ce mercredi 19 novembre 2025, les deux parties se sont quittées sans parvenir à la signature du statut particulier des enseignants, principal point de revendication.
Réunies au ministère du Travail et de la fonction publique, les parties ont concentré les échanges sur ce statut. Mais selon l’intersyndicale, il demeure la véritable pierre d’achoppement.
Le représentant du gouvernement a demandé un délai pour consulter les services techniques budget, finances et fonction publique afin d’aligner une proposition conforme aux capacités de l’État. Une démarche que les syndicats ont rejetée, estimant disposer eux-mêmes des compétences nécessaires pour avancer.
Après plusieurs échanges, l’intersyndicale a accepté d’attendre, mais en imposant un délai strict. Le gouvernement proposait vendredi ; les syndicats ont opté pour le mardi 25 novembre, jugeant cette date plus réaliste pour un travail technique sérieux.
Pour les syndicats, le 25 novembre représente le dernier délai pour obtenir la signature du statut. Sans cela, la menace de grève reste sur la table.
« Nous serons là dès 14 heures pour discuter exclusivement du statut particulier », a déclaré Aboubacar Diesto Camara, porte-parole de l’intersyndicale. Il appelle les enseignants à rester mobilisés, rappelant que cette attente dure depuis 2006. « Mardi, nous viendrons avec des arguments solides face aux contre-propositions du gouvernement, et une décision sera prise », a-t-il ajouté.
L’intersyndicale de l’éducation affiche une détermination ferme à l’approche du 25 novembre. Elle prévient qu’en l’absence de signature du statut particulier révisé à cette date, elle pourrait engager de nouvelles actions pour faire pression sur le gouvernement.
Bangaly Soumah












