À l’occasion de la prestation de serment du président Mamadi Doumbouya, ce samedi 17 janvier, le président de la Cour suprême a pris la parole sur la place et le rôle de la justice dans le fonctionnement de l’État.
Dans son allocution, Fodé Bangoura a rappelé que la justice ne peut être assimilée à un prolongement du pouvoir politique. Elle doit, selon lui, rester guidée par le droit, au service de la nation et des justiciables.
« La justice au nom de laquelle je m’exprime aujourd’hui ne sera ni un instrument du pouvoir ni un simple accompagnateur de ses décisions. Elle restera votre alliée aussi longtemps que le droit demeurera la référence dans l’action publique », a-t-il déclaré.
Le président de la Cour suprême a également souligné que l’indépendance de la justice constitue une base importante pour la paix sociale. Elle représente aussi, selon lui, une garantie pour la sécurité juridique des investissements et, à terme, pour le développement économique du pays.
« Nous attendons de vous que vous soyez le premier garant de cette indépendance, non par des paroles, ni par des mesures symboliques, mais par le respect effectif d’un principe clair : la soumission de l’État à la règle de droit », a-t-il précisé.
Revenant sur le serment prêté par le président de la République, le président de la Cour suprême a insisté sur sa portée juridique et morale. Selon lui, cet engagement engage directement la responsabilité du chef de l’État devant la nation.
« Le serment que vous avez prononcé n’est pas une simple formalité. Il s’agit d’un engagement pris devant le peuple et devant l’histoire, qui vous lie juridiquement et moralement et vous oblige au respect des lois et des institutions de la République », a-t-il indiqué.
Bangaly Soumah













