Le gouvernement guinéen a réagi à la levée des sanctions imposées à la Guinée par l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à la suite du coup d’État perpétré le 5 septembre 2025 par l’armée.
Dans une sortie sur sa page Meta, ce samedi 31 janvier 2016, le Premier ministre Bah Oury, récemment reconduit à la tête du gouvernement, a salué cette décision qu’il considère comme une reconnaissance des efforts consentis par les autorités de transition.
« C’est une satisfaction de constater que nous avons pu organiser le référendum et l’élection présidentielle, ayant conduit à l’élection du Président de la République, Mamadi Doumbouya. La communauté internationale est en train d’acter cette évolution à travers des décisions qui permettent à la République de Guinée de retrouver sa place au sein de l’Union africaine et de la CEDEAO. La Guinée salue ce retour », a-t-il déclaré.
Selon des sources proches du Palais de la Colombe, les autorités guinéennes ont eu plusieurs échanges avec de hauts responsables de ces organisations régionales et continentales. Ces discussions auraient permis de mettre en avant le processus engagé par la Guinée, unanimement salué comme ayant conduit au rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Bah Oury a également reconnu que le processus n’a pas été exempt de difficultés, tout en soulignant les avancées réalisées. « Je ne peux pas dire que tout a été parfait, mais l’expérience guinéenne, comparée à d’autres transitions en Afrique et ailleurs, sera étudiée pour ses acquis. Nous avons œuvré dans une logique de restauration de l’ordre constitutionnel, en mettant en place les réformes nécessaires afin d’assurer un mécanisme de dévolution du pouvoir clair, transparent et efficace », a-t-il précisé.
Avec la levée des sanctions de la CEDEAO et de l’Union africaine, la Guinée s’apprête ainsi à reprendre pleinement sa place au sein de ces organisations dont elle est membre fondateur.
Bhoye Diallo













