En Guinée, l’accès aux espèces reste un sujet de préoccupation pour de nombreux citoyens, qui éprouvent d’énormes difficultés lors des retraits via des moyens de paiement électronique comme Orange Money ou à travers certaines opérations bancaires. Une situation inédite, qui n’est pas sans conséquence et relance le débat sur l’accroissement de la masse monétaire dans l’économie réelle.
Face à ces constats, les autorités proposent une analyse différente de la situation. Le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, estime qu’il ne s’agit pas d’un problème de liquidité.
Selon lui, cette situation s’inscrit plutôt dans une dynamique visant à encourager l’utilisation de moyens de paiement alternatifs, avec pour objectif de moderniser les transactions financières et d’améliorer la traçabilité des flux.
« En réalité, il n’y a pas de crise de liquidité comme on entend souvent les gens s’exprimer. Il y a une volonté aujourd’hui d’encourager d’autres modes alternatifs de transactions financières. Ça facilite les transactions, mais aussi ça garantit une certaine traçabilité des ressources et qui font partie des mécanismes aujourd’hui avérés de bonne gouvernance dans toutes les sociétés. On ne peut pas continuer à faire des achats de milliards et de milliards de francs guinéens en espèces. Je pense qu’il faut que les concitoyens acceptent cette évolution aussi », a déclaré Ousmane Gaoual Diallo, dans un reportage diffusé sur la chaîne francophone TV5MONDE.
Bhoye Diallo













