Lors de sa prise de parole à l’ouverture du dialogue politique ce lundi 27 juin 2022, le président du Mouvement populaire démocratique de Guinée (MPDG), a profité de l’occasion pour dire ses vérités au premier ministre Mohamed Béavogui, garant du dialogue social. Siaka Barry, a indiqué que pour une transition inclusive et apaisée, force doit rester à la justice : « nous avons une justice qui avait commencé par nous rassurer par la création de la célèbre CRIEF. Oui, pour les acteurs politiques ou administratifs qui ont eu un jour à gérer les deniers publics doivent se soumettre à la reddition des comptes », déclare Siaka Barry.
Mais s’interroge, l’ancien ministre de la culture, la CRIEF ne rassure pas de par sa démarche ciblée contre des acteurs politiques : « le schéma aujourd’hui qui sous-tend la démarche de la CRIEF commence à devenir de plus en plus inquiétante. Comment allons-nous bâtir une Guinée de paix si les principaux acteurs politiques aujourd’hui sont inquiétés sur une base politique ? Ce n’est pas possible. Allons dans une démarche inclusive », a-t-il indiqué.
Siaka Barry fustige également la chasse aux sorcières contre des acteurs politiques et non des moindres : « aujourd’hui, un ancien président de l’Assemblée nationale croupit dans les cachots du désespoir. Aujourd’hui, on a créé une tunique à la Dalaï Lama qu’on est en train de confier à Cellou Dalein Diallo qui est en train de se promener à travers le monde. Aujourd’hui, on a réduit Sidya Touré au rôle d’un simple SDF. Monsieur le premier ministre, je ne suis pas contre la justice mais mettez-vous en œuvre pour que cette justice soit enfin diligente. Que ceux qui sont arrêtés, au lieu de dénier à ceux-là, le statut de prisonnier politique, qu’on les situe sur leur sort », a conclu le président du MPDG.
Abdoulaye Barry














