Alpha Condé a été chassé du pouvoir à la suite d’un coup d’État en 2021. Pourtant, contrairement à celles des autres pays du Sahel, l’économie guinéenne résiste. Explications.
SAHEL : DES COUPS QUI COÛTENT (4/4) – L’annonce est presque passée inaperçue, mais a surpris les observateurs avertis. En juillet, pour quelques dollars de plus, la Guinée a été admise par la Banque mondiale dans la catégorie des pays à revenus intermédiaires. Alors que la barre était fixée à 1 036 dollars, en 2022, le revenu par habitants du pays a atteint 1 180 dollars. « Cet accroissement de revenu est le résultat des performances économiques enregistrées par la Guinée ces dernières années », a noté l’institution établie à Washington.
Par ailleurs, les performances économiques de la Guinée sous le leadership du Colonel Mamadi Doumbouya, s’expliquent aussi par la vision et les réformes structurelles que mène le pool économique du gouvernement.
Dans ce sillage, il faut noter la moralisation de la vie publique, le rétablissement des equilibres macroéconomiques, la lutte contre la corruption, la mobilisation et la sécurisation des recettes publiques, l’amélioration de la qualité des dépenses dont celles d’investissements sont à un taux d’exécution de plus de 32%, de source proche de la Direction Nationale des Investissements Publics.
Cette situation affecte le niveau de la croissance économique dont le taux est projeté à 5,6%, d’ici la fin de l’année d’après la loi de finances rectificatives 2023.
A cela s’ajoute l’accompagnement des partenaires techniques et financiers. Et selon Moussa Cissé, le minsitre de l’économie et des finances, les partenaires ont débloqué près de 400 millions de dollars depuis le début de la transition en Guinée.
Jeune Afrique avec Convergencegn.com














