Le Groupe d’action financière (GAFI), organisme chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, a retiré vendredi 23 octobre 2025 le Burkina Faso, le Mozambique, le Nigeria et l’Afrique du Sud de sa « liste grise » des pays sous surveillance renforcée. L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion plénière tenue à Paris.
L’inscription sur cette liste signifie qu’un pays présente encore des faiblesses dans la régulation de ses flux financiers et reste sous observation jusqu’à la mise en œuvre de réformes suffisantes.
Le Burkina Faso, inscrit depuis 2021, a renforcé la surveillance de son secteur bancaire. Le Nigeria a modernisé son cadre réglementaire et amélioré la coordination entre institutions. L’Afrique du Sud a consolidé ses mécanismes de détection du blanchiment, tandis que le Mozambique a accru la coopération entre ses agences et le contrôle des transactions transfrontalières.
Cette décision du GAFI a eu un effet positif sur les marchés, notamment en Afrique du Sud, où la monnaie locale s’est appréciée et les taux d’intérêt ont légèrement reculé. Pour le Nigeria, elle devrait faciliter les transferts de fonds de la diaspora et renforcer la confiance des partenaires financiers.
Aujourd’hui, plusieurs pays africains sont encore sur la liste grise du GAFI. On y retrouve notamment l’Algérie, l’Angola, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Kenya, le Mali, le Mozambique, la Namibie, le Nigéria, l’Afrique du Sud, le Soudan du Sud et la Tanzanie. Ces pays travaillent eux aussi à renforcer leurs systèmes pour, un jour, sortir de cette liste.
Pour l’Afrique, cette décision du GAFI montre une dynamique positive en matière de gouvernance financière et de lutte contre les flux illicites, estimés à près de 90 milliards de dollars par an, selon la CNUCED
Convergencegn.com / BFI













