La reconduction de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa), la loi américaine qui permet à certains pays d’Afrique subsaharienne d’exporter vers les États-Unis avec des droits de douane réduits ou nuls, a franchi une nouvelle étape le mercredi 10 décembre 2025. Le texte, qui avait expiré le 30 septembre 2025, pourrait être prolongé jusqu’au 31 décembre 2028.
La Chambre des représentants des États-Unis a adopté le projet de loi par 340 voix contre 54, garantissant aux pays africains éligibles un accès préférentiel aux marchés américains pour de nombreux produits. La prolongation doit encore être confirmée par le Sénat et signée par le président pour devenir définitive.
Adoptée en 2000, l’Agoa a pour objectif de stimuler le commerce et le développement économique en Afrique subsaharienne. Elle permet notamment aux entreprises locales de textiles, d’agroalimentaire et de produits manufacturés de bénéficier de conditions préférentielles sur le marché américain, renforçant leur compétitivité et favorisant la création d’emplois.
Cette prolongation de trois ans offre une visibilité importante aux entreprises africaines et américaines et constitue un soulagement pour plusieurs gouvernements africains, en particulier pour leurs industriels et pour la balance commerciale.
La Chambre a voté le texte sans amendement, soulignant l’urgence de sécuriser la continuité de ce programme. L’inclusion de certains pays, comme l’Afrique du Sud, dépendra toutefois des discussions au Sénat et de la signature finale du président.
Rappelons que sous l’administration Trump, l’Agoa avait été suspendue et plusieurs droits de douane supplémentaires imposés, créant une incertitude pour les exportateurs africains.
Convergencegn.com / BFI













