Ce jeudi 5 février 2026, Alpha Bacar Barry a été installé dans ses fonctions de ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Il prend la tête d’un département récemment réorganisé par décret présidentiel, succédant à Jean-Paul Cedy et Aminata Kaba.
Devant des responsables de l’éducation et de la formation professionnelle réunis pour la cérémonie, le nouveau ministre a pris la mesure de la mission qui lui est confiée. Il a indiqué vouloir placer la crédibilité des examens et des évaluations au cœur de son action, estimant qu’elles doivent refléter les attentes exprimées par l’ensemble des acteurs du système éducatif.
L’éducation et la formation occupent une place centrale dans la vision portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya. La fusion des départements concernés ouvre cependant une période de transition marquée par plusieurs défis. Conscient de cette responsabilité, Alpha Bacar Barry a exprimé à la fois son engagement et ses interrogations face à l’ampleur de la tâche.

« L’éducation étant au centre de tous les programmes, de toute la vision et de toutes les préoccupations du président et des autres, j’estime que nous sommes en train de vivre une partie historique de notre développement. Je suis surtout effroyablement inquiet, parce que quand il y a l’unanimité sur l’importance d’un tel département, quand on choisit ma modeste personne pour diriger un tel département, je ne peux qu’en être inquiet. Inquiet parce que je suis soucieux d’être à la hauteur des attentes », a-t-il déclaré.
Entrant dans le détail de ses priorités, le ministre a insisté sur la place de l’enseignant dans le système éducatif. Il a évoqué les conditions de travail, la formation, l’implication dans la vie scolaire et la relation avec les élèves et les encadrants. La question des cantines scolaires a également été mise en avant comme un facteur important de maintien des enfants à l’école.
« La stratégie autour de la question de l’enseignant, sa qualité, c’est la qualité dans ses conditions de travail, la qualité de sa formation, la qualité de sa participation et la qualité de sa proximité avec élèves et encadrants sont importants à vos yeux. Là aussi, on va y travailler. J’ai compris que la digitalisation du système était importante pour avoir un tableau de bord, des indicateurs et des données pour éclairer nos décisions. Là aussi, on va y travailler. J’ai compris que les cantines scolaires permettent de stabiliser l’élève à l’école et surtout de lui donner l’opportunité d’apprendre en toute sérénité et de dessaisir ses parents du lourd fardeau de le nourrir et de le ramener à l’école. Je promets d’y travailler », s’est-il engagé.
Alpha Bacar Barry a également réaffirmé sa volonté d’assurer la fiabilité des examens et des évaluations, tout en maintenant un dialogue constant avec les partenaires sociaux afin de favoriser un climat de stabilité dans le secteur.
« J’ai compris que la qualité des examens et des évaluations est également importante pour que l’on puisse avoir un système cohérent. Là aussi, sans pour autant être un ministère du baccalauréat, nous veillerons à ce que les examens et les évaluations soient crédibles et qu’elles reflètent les volontés des uns et des autres, et surtout des parties prenantes. J’ai compris que le dialogue avec le syndicat et le dialogue permanent permettent d’avoir un système stabilisé, un système qui travaille en toute sérénité », a-t-il souligné.
Bhoye Diallo













