Selon l’armée malienne, des « groupes terroristes » armés non identifiés ont attaqué plusieurs positions militaires dans la capitale Bamako et à l’intérieur du pays tôt samedi matin. Des détonations ont été entendues dans plusieurs localités, dont Kati, où réside le chef de la junte au pouvoir, le général Assimi Goïta.
Des tirs ont été entendus samedi 25 avril au matin dans plusieurs localités du Mali, dont la capitale Bamako et la ville voisine de Kati qui abrite la résidence du chef de la junte, le général Assimi Goïta, a appris l’AFP auprès de témoins, d’une source sécuritaire et d’un élu.
Selon l’armée malienne, des « groupes terroristes » armés non identifiés ont attaqué plusieurs positions militaires dans la capitale et à l’intérieur du pays.
Outre Bamako et Kati, ces détonations ont été entendues selon des témoins à Gao, plus grande ville du nord du Mali, Kidal, dans la même région, et Sévaré, dans le centre de ce pays sahélien en proie à plus d’une décennie de conflit et de violences jihadistes.
À Bamako, des hélicoptères tournaient samedi matin au-dessus de la ville dans les environs de l’aéroport, a constaté un journaliste de l’AFP.
Le Mali est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir par deux coups d’État en 2020 et 2021.
Le pays est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires et des indépendantistes.
Le groupe Wagner, qui appuyait l’État malien dans sa lutte antijihadiste depuis 2021, avait annoncé la fin de sa mission en juin 2025, et est devenu l’Africa Corps, une organisation sous le contrôle direct du ministère russe de la Défense.
Les militaires ont pris des mesures répressives contre la presse et les voix critiques. Ils ont également dissous les partis politiques et des organisations à caractère politique.
La junte malienne s’était engagée à remettre le pouvoir aux civils au plus tard en mars 2024, mais a depuis manqué à cette promesse.
En juillet 2025, le régime militaire a accordé à Assimi Goïta un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable « autant de fois que nécessaire » et sans élection.
Le régime militaire du Mali, comme ses voisins, Niger et Burkina Faso, également dirigés par des juntes, a tourné le dos à la France et à plusieurs partenaires occidentaux pour se rapprocher politiquement et militairement de la Russie.
Le Togo a déclaré le 18 avril vouloir « servir de pont » entre le Mali, le Niger, le Burkina Faso, lors du lancement de sa nouvelle stratégie pour le Sahel.
Depuis plusieurs mois, le Togo tend la main à l’Alliance des États du Sahel (AES), une confédération regroupant le Burkina, le Mali et le Niger, qui assument une politique souverainiste.
Le Sahel, « épicentre » du « terrorisme », concentre pour la troisième année consécutive près de la moitié des décès liés à ces violences dans le monde en 2025, selon le dernier Indice mondial du terrorisme publié mi-mars.
Avec AFP














