L’entreprise Grenier de Guinée, spécialisée dans la collecte, le conditionnement, la commercialisation et l’exportation de produits agricoles, notamment l’anacarde, le café, le cacao et le sésame, a organisé ce lundi 2 juin 2026 sa première Journée Portes Ouvertes dans son entrepôt de Dabondy, dans la commune de Gbessia.
Cette rencontre a réuni des représentants de l’administration publique, des partenaires techniques et financiers, des acteurs institutionnels, des opérateurs du secteur privé ainsi que des collaborateurs de l’entreprise.

En toile de fond, permettre aux invités de découvrir les différentes étapes du travail réalisé par Grenier de Guinée, depuis la collecte des produits agricoles dans les zones de production jusqu’à leur préparation pour l’exportation.
Prenant la parole, le directeur associé de Grenier de Guinée, Mamoudou Tounkara, a expliqué le sens de cette initiative.

« Nous avons assisté à la toute première édition de la Journée Portes Ouvertes de Grenier de Guinée. C’est-à-dire ouvrir nos portes à nos différents partenaires techniques, financiers ainsi qu’à nos collaborateurs afin de leur montrer concrètement ce que nous faisons. Généralement, lorsque les gens entendent parler d’exportation de noix d’acajou, ils pensent qu’il suffit de collecter les produits et de les charger dans des conteneurs pour les expédier », a-t-il indiqué.
Selon lui, cette journée a permis aux visiteurs de mieux comprendre le fonctionnement de l’entreprise et les exigences liées à l’exportation.
« Cette journée nous a permis d’expliquer toutes les étapes, depuis l’intérieur du pays jusqu’à l’entrepôt de Conakry, en passant par les analyses réalisées selon les zones de production de Kankan et de Boké, jusqu’à l’empotage et à la préparation des conteneurs destinés au port », a ajouté Mamoudou Tounkara.
Selon les données du Conseil international consultatif du Cajou (CICC), la Guinée a produit 125 000 tonnes d’anacardes en 2023 contre 106 000 tonnes en 2024, ce qui le place au 7ᵉ rang des producteurs d’Afrique de l’Ouest. La filière mobilise près de 150 000 producteurs et plus de 200 000 hectares de plantations.

Malgré cette progression, la transformation locale demeure limitée. C’est dans cette optique que Grenier de Guinée entend renforcer ses capacités de conditionnement et développer progressivement la transformation sur place.
« Notre objectif est d’abord d’accroître le volume d’exportation des produits bruts. Mais plus sérieusement, nous voulons aller vers la transformation. Aujourd’hui, la plupart des pays de la sous-région orientent leurs politiques vers la transformation locale afin de générer davantage de valeur ajoutée, de créer plus d’emplois et d’avoir un impact économique plus important. L’ambition de Grenier de Guinée est donc d’augmenter ses capacités d’exportation de noix brutes à travers l’installation de notre centre de conditionnement, mais aussi de mettre en place une unité de transformation qui nous permettra de transformer la noix ici même en Guinée avant son exportation vers l’Union européenne ou l’Amérique du Nord », a-t-il expliqué.
À préciser que, cette première édition des Journées Portes Ouvertes, Grenier de Guinée a présenté son organisation, ses méthodes de travail et ses projets de développement.
Selon les responsables , l’entreprise prévoit de poursuivre ses investissements dans les infrastructures de stockage, de conditionnement et de transformation afin de contribuer à la valorisation des produits agricoles guinéens et au développement de la filière cajou.

Bhoye Diallo













