Les transferts d’argent de la diaspora constituent une source croissante de financement pour les économies africaines. En 2025, le continent a reçu 124,2 milliards de dollars de sa diaspora, soit une progression de 86 % par rapport à 2016, selon le rapport Sending Money Home 2026 du Fonds international de développement agricole (FIDA), consulté par Convergencegn.com. Et dans ce rapport, la Guinée ne figure pas dans le top des 20 pays.
Selon toujours le dit rapport, le montant représente plus du double des investissements directs étrangers (IDE)reçus par l’Afrique et équivaut à environ 18 % des exportations du continent en 2025.
L’Égypte en tête des bénéficiaires
Les flux restent fortement concentrés sur quelques marchés. L’Égypte arrive en première position avec 41,51 milliards de dollars, devant le Nigeria (22,78 milliards) et le Maroc (13,65 milliards).
Suivent l’Éthiopie (7,13 milliards), le Kenya (5 milliards), le Zimbabwe (3,51 milliards), la République démocratique du Congo (3,31 milliards), le Sénégal (3,26 milliards), la Tunisie (3,25 milliards) et le Ghana (2,42 milliards).
Cette concentration ne reflète toutefois pas nécessairement le poids des transferts dans chaque économie. En proportion du PIB, la dépendance est particulièrement élevée en Gambie (22 %), au Liberia (21 %), aux Comores (21 %) et au Lesotho (21 %). Le Cap-Vert suit avec un ratio de 12 %.
L’Afrique du Nord concentre près de la moitié des flux
La répartition régionale confirme le poids de l’Afrique du Nord, qui a reçu 60,2 milliards de dollars en 2025. L’Afrique de l’Ouest arrive en deuxième position avec 36,1 milliards, devant l’Afrique de l’Est (22 milliards), l’Afrique centrale (4,1 milliards) et l’Afrique australe (1,8 milliard).
Cette répartition souligne le rôle des transferts de la diaspora dans le financements ménages, mais aussi leur importance croissante dans les équilibres extérieurs de plusieurs pays.
Des coûts encore élevés malgré la baisse
Le coût des transferts vers l’Afrique a diminué au cours de la dernière décennie. Pour un envoi de 200 dollars effectué via un prestataire non bancaire, le coût moyen est passé de 9 % au troisième trimestre 2016 à 7,2 % au troisième trimestre 2025, soit une baisse d’environ 20 %.
Le niveau reste toutefois supérieur à la moyenne mondiale et largement au-dessusde l’objectif de 3 % fixé par les Objectifs de développement durable (ODD).
Top 20 des pays africains bénéficiaires des envois de fonds des migrants en 2025 :
1-Égypte (41,51 milliards de dollars)
2-Nigeria (22,78 milliards)
3-Maroc (13,65 milliards)
4-Éthiopie (7,13 milliards)
5-Kenya (5 milliards)
6-Zimbabwe (3,51 milliards)
7-RD Congo (3,31 milliards)
8-Sénégal (3,26 milliards)
9-Tunisie (3,25 milliards)
10-Ghana (2,42 milliards)
11-Algérie (1,79 milliard)
12-Côte d’Ivoire (1,77 milliard)
13-Ouganda (1,42 milliard)
14-Soudan du Sud (1,17 milliard)
15-Tanzanie (1,12 milliard)
16-Mali (1,06 milliard)
17-Liberia (1,01 milliard)
18-Afrique du Sud (1 milliard)
19-Cameroun (690 millions)
20-Niger (650 millions)
Synthèse : Bhoye Diallo














