Ibrahima Kassory Fofana est évacué ce vendredi 18 septembre 2026 vers Paris, en France, pour poursuivre ses soins médicaux. L’ancien Premier ministre guinéen quitte Conakry dans le cadre d’une autorisation de sortie du territoire accordée quelques jours auparavant.
Particularité de cette évacuation : Kassory Fofana voyage à bord d’un vol spécial, selon son avocat, Me Dinah Sampil. Ce dernier affirme que l’appareil a été affrété par le président de la République, Mamadi Doumbouya, en raison de l’état de santé de son client.
Intervenant ce vendredi matin sur Télé 24, l’avocat a expliqué les conditions de ce déplacement.
« Mon client est très malade et ne peut pas prendre n’importe quel avion. C’est un vol spécial qui a été affrété pour le Premier ministre Kassory Fofana par le président de la République, Mamadi Doumbouya », a-t-il déclaré.
Me Dinah Sampil précise par ailleurs que le séjour de son client en France est lié exclusivement à sa prise en charge médicale. Il assure que l’ancien Premier ministre doit revenir en Guinée après ses soins.
« Il a des devoirs envers son pays », a ajouté l’ancien bâtonnier.
Une évacuation après plusieurs années de procédure
Le départ de Kassory Fofana intervient alors que son dossier judiciaire a connu plusieurs étapes depuis 2022. L’ancien Premier ministre avait été placé en détention le 6 avril 2022 à la Maison centrale de Conakry, dans le cadre de poursuites engagées par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Il était poursuivi notamment pour des faits de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.
Le 2 juillet 2026, la Chambre des appels de la CRIEF a rendu son arrêt dans cette affaire. La juridiction a écarté les accusations de détournement de deniers publics portant sur 15 milliards de francs guinéens, tout en déclarant Kassory Fofana coupable d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.
La Cour l’a condamné à trois ans et neuf mois d’emprisonnement ferme, ainsi qu’à une amende de deux milliards de francs guinéens. Elle a également fixé à trois milliards de francs guinéens les dommages et intérêts à verser à l’État et maintenu la confiscation de ses biens.
Bhoye Diallo













