Le camp d’Alpha Condé réplique à la sortie de Ousmane Gaoual Diallo, ministre porte parole du gouvernement qui lors d’une conférence de presse, à déclaré qu’il n’y pas de détenus et d’exilés politiques en Guinée sous le CNRD.
Marc Yombouno, membre influent du RPG Arc-en-ciel, a lors de l’assemblée hebdomadaire du parti tenue ce week-end, rejeté en bloc les déclarations du ministre Ousmane Gaoual Diallo, le traitant de menteur.
« Lors d’une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement a dit devant tout le monde qu’il n’y a pas de détenus politiques en Guinée, qu’il n’y a pas d’exilés en Guinée, c’est grave. C’est-à-dire quand on ne détient pas la vérité, ou bien on refuse de dire la vérité, il ne faut pas des fois parler. Parce que le mensonge détruit, le mensonge construit la violence, il construit la division. Imaginez, des pères de famille depuis trois (3) ans sans jugement, emprisonnés et quelqu’un se lève pour dire devant les médias qu’il n’y a pas de prisonniers politiques en Guinée», a déploré Marc Yombouno.
L’ancien ministre du commerce a aussi denoncé le silence coupable de la communauté internationale face aux derives des militaires au pouvoir allant de l’interdiction des manifestations à la violation des droits de l’homme et principes démocratiques : « Ousmane Gaoual a raison, car la semaine passée il a dit est-ce qu’il y a une organisation internationale ? Est-ce que vous avez entendu un Pays partenaire évoqué le cas des prisonniers politiques, ou bien des exilés ? Aujourd’hui, il ne faut pas compter sur ces partenaires occidentaux et autres (…), c’est une déception totale. Alors qu’auparavant, quand il y avait un coup d’État, ces organisations, jusqu’à la fin de la transition, faisaient des déclarations, des recommandations. Mais pour le cas particulier de la Guinée, c’est le contraire. Tout le monde vient négocier des projets, des intérêts avec la junte », a-t-il déclaré .
A préciser qu’après la chute du régime Alpha Condé suite au coup d’état perpétré par l’armée, plusieurs dignitaires du régime déchu notamment l’ex ministre de la défense Mohamed Diané, l’ancien PM Kassory Fofana, l’ex Président de l’assemblée nationale Amadou Damaro etc…, ont été accusés de présumés détournements de fonds et autres crimes économiques par la Cour de répression des infractions économiques et financières et placés sous mandat de dépôt à la maison centrale.
Leurs procès est en cours devant la chambre de jugement de la Crief.
Bangaly Soumah













