• À propos du site
  • Contacts
Convergence Guinée
Advertisement
  • Accueil
  • Actualités
    • Politique
    • Société
    • Économie
    • Santé
    • Culture/Sport
    • Libre Opinion
    • Environnement
    • Education
    • Justice
  • Dossier
  • Entreprise
  • International
    • Afrique
    • Monde
  • Interview
  • Personalité
  • Contacts
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
    • Politique
    • Société
    • Économie
    • Santé
    • Culture/Sport
    • Libre Opinion
    • Environnement
    • Education
    • Justice
  • Dossier
  • Entreprise
  • International
    • Afrique
    • Monde
  • Interview
  • Personalité
  • Contacts
No Result
View All Result
Convergence Guinée
No Result
View All Result
Accueil Actualités

En 60 ans, la BAD s’est imposée comme un outil de développement incontournable pour l’Afrique

Mamadou bhoye Diallo par Mamadou bhoye Diallo
septembre 11, 2024
in Actualités, Économie
0 0
0
En 60 ans, la BAD s’est imposée comme un outil de développement incontournable pour l’Afrique
0
Partages
1
Vus
Share on FacebookShare on TwitterWhatAppTelegram

Il y a 60 ans, le 10 septembre 1964, 23 pays nouvellement indépendants d’Afrique fondaient la Banque africaine de développement. Aujourd’hui, la BAD compte 81 pays membres, dont 27 États non africains. Encore dirigée pour quelques mois par le Nigérian Akinwumi Adesina, l’institution financière panafricaine est devenue un outil de financement solide et respecté, incontournable pour le développement du continent.

 

L’idée d’une banque de développement panafricaine pour sortir le continent de la pauvreté aurait germé en 1958, dans un village du nord-est du Liberia, au cours d’une réunion entre trois fortes personnalités des indépendances africaines : William Tubman, Kwame Nkrumah et Ahmed Sékou Touré, les premiers présidents du Liberia, du Ghana et de la Guinée. Le projet est lancé, en même temps que celui d’une Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1961, lors de la conférence de Monrovia. Transmis à la commission économique des Nations unies pour l’Afrique, il est confié à un groupe d’experts financiers et d’économistes de différentes régions du continent, le Comité des neuf, présidé par un jeune diplômé libérien. Romeo Horton va s’atteler à consulter les chefs d’État africains, d’Habib Bourguiba, à Haïlé Selassié ou Hassan II.
L’accord constitutif de la Banque africaine de développement (BAD) est signé le 4 septembre 1963 par les représentants de 23 États africains. Il entre en vigueur le 10 septembre 1964, date de naissance officielle de la BAD, qui s’installe alors à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Les premiers pas : priorité aux grandes infrastructures

Sous la présidence du Soudanais Mamoun Beheiry (1967-1970), la BAD accorde ses premiers prêts à la Sierra Leone pour constituer sa National Development Bank et au Kenya pour la construction d’une route. Le ton est donné : la Banque africaine de développement accordera dans un premier temps des prêts pour les grandes infrastructures : routes, ponts, barrages.
Mais les difficultés financières surgissent après le double choc pétrolier, il faut trouver de nouvelles ressources. L’idée de faire entrer au capital des États non africains ne fait pas tout de suite l’unanimité, provoquant même la démission du Ghanéen Kwame Donkor Fordwor (1976-1979), mais elle est mise en œuvre en 1982 par son successeur, le Zambien Wila Mung’Omba (1980-1985), ce qui rassure les marchés financiers. La BAD se voit attribuer son premier Double-A par les agences de notation internationales.

Crise de la dette

Dans la deuxième moitié des années 1980, la BAD parvient à tripler son capital. Elle commence à prêter au secteur privé. Mais elle est rattrapée par la crise de la dette en Afrique : les impayés de pays non solvables s’accumulent. Le président de l’époque, le Sénégalais Babacar Ndiaye (1985-1995), met en cause la corruption des gouvernements africains, de son côté un rapport pointe la mauvaise qualité des projets. Pour redonner de la crédibilité à la BAD, le Marocain Omar Kabbaj (1995-2005) recrute des professionnels, mais doit tailler dans les effectifs et dans le nombre de projets financés. Il relève aussi les droits de vote des pays non régionaux jusqu’à leur offrir une minorité de blocage (40 %). Parallèlement, il doit aussi gérer, en pleine guerre civile ivoirienne, le déménagement de la BAD à Tunis.

La BAD gagne son Triple-A

C’est une situation beaucoup plus saine que le Rwandais Donald Kaberuka (2005-2015) va trouver. La BAD parvient à aider les États africains à traverser la crise financière de 2008. Elle retourne en 2014 à Abidjan, les autorités ivoiriennes lui offrent même un terrain qui a doublé en superficie.
Signe de la confiance des marchés, la BAD gagne l’année précédente la note la plus élevée des agences de notation, le Triple-A, qui lui permet toujours aujourd’hui d’aller sur les marchés internationaux au moindre coût, car elle est considérée comme ne comportant aucun risque.
« Il ne reste plus aujourd’hui que neuf pays Triple-A dans le monde, dont aucun pays africain », rappelle l’économiste et banquier d’affaires Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin. « Aujourd’hui, où les taux d’intérêt sont élevés, la BAD peut aller sur les marchés à un peu plus de 2 %. […] Elle peut s’endetter et vous prêter sur 30 ans. […] Et ça, c’est essentiel pour la réalisation du développement, que des pays qui sont plutôt classés B ou C, voire en triple C, c’est-à-dire avec un risque de défaut, aient un instrument qui est triple A. Ça veut dire l’accès, presque sans limites aux financements […] Il y a aussi une composante de don, c’est la différence avec une banque privée et cela permet de rendre la dette saine, quand elle s’applique à des investissements profitables. »

Succès dans l’agriculture, l’industrialisation, les énergies vertes et l’entrepreneuriat féminin

Depuis 2015, la BAD est présidée et pour encore un an par le Nigérian Akinwumi Adesina. Sorti blanchi par un jury d’honneur après des accusations de corruption et de favoritisme, sur fond de méfiance des actionnaires non régionaux, en particulier de l’administration Trump, il a été réélu à l’unanimité en 2020. Belle revanche pour celui qui a su clarifier les missions de la BAD autour de cinq priorités (High Five) : Éclairer et fournir de l’énergie à l’Afrique ; nourrir l’Afrique ; intégrer l’Afrique ; industrialiser l’Afrique ; améliorer les conditions de vie des Africains. Tout en imposant la BAD sur la scène des banques multilatérales de développement.
« C’est une organisation qui est extrêmement importante dans le paysage », souligne Carlos Lopes, économiste du développement et professeur à l’université du Cap. « Tout d’abord parce qu’elle contribue d’une façon directe à la mobilisation de ressources additionnelles […] pour l’investissement, notamment dans le domaine des infrastructures, qui sont très difficiles pour d’autres institutions financières africaines ». Avec une approche africaine des problématiques du continent. « La Banque mondiale, qui fait des analyses sur la conjoncture, est très souvent plus pessimiste que la Banque africaine développement. On a besoin de ce tonus d’optimisme que nous offre la BAD ! »
Au cours des deux derniers mandats, la BAD a fait des efforts très importants sur l’agriculture. « C’est vraiment la grande contribution du président Adesina qui était auparavant un ministre de l’Agriculture de la République fédérale du Nigeria très brillant et très innovant », applaudit l’économiste et banquier d’affaires Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin. « L’agriculture, c’est le quart du produit intérieur brut de l’Afrique. Et on a tellement de gains de productivité à faire que la seule agriculture, aujourd’hui la priorité numéro un de la BAD à côté des infrastructures, justifierait à elle seule toute l’augmentation de capital de la BAD. Il faut qu’on ait les équipes, les compétences, les bonnes politiques. Mais on a un avenir assez illimité en termes de besoin et des besoins qui sont solvables. »
La BAD soutient aussi fortement les zones industrielles spéciales. « Ce qui se passe à Libreville pour le bois, à Cotonou et Lomé pour le textile, est la preuve de la révolution industrielle du continent », se félicite Lionel Zonsou. « C’est un des cinq thèmes prioritaires de la BAD, donc ce qu’ils font en matière de zone économique spéciale de Djibouti à Libreville en passant par toute l’Afrique de l’Ouest est assez spectaculaire. »

Autre réussite selon l’économiste béninois, une politique de genre efficace. « La BAD a créé beaucoup de petits fonds d’investissement, dont des fonds abondant des fonds d’entrepreneuriat féminin. Et cela a des conséquences très importantes parce qu’il y a beaucoup de discrimination sur le continent contre les femmes, leur accès à la terre, leur accès au capital… Donc, il faut un véritable volontarisme. »
Dans le domaine des énergies vertes, la BAD est présente partout en Afrique sur les grands ensembles d’énergies renouvelables, même s’il lui est plus difficile de financer les petits réseaux locaux.

Le chantier de l’intégration africaine

Seize projets d’infrastructures de la BAD doivent permettre l’intégration continentale. Et la banque panafricaine s’est beaucoup investie dans le programme phare, la zone de libre-échange africaine continentale (Zlecaf). « Vous avez encore très peu de corridors ferroviaires, à la fois plus décarbonés et moins chers, très peu d’installations de stockage », souligne l’économiste béninois. « Le marché unique africain demande des investissements d’infrastructures, de logistique évidemment, et des moyens de paiement beaucoup plus modernes. »
« Il faut l’harmonisation des douanes, des systèmes tarifaires communs », renchérit Carlos Lopes, « des politiques pour les chaînes de valeur les plus importantes, qui permettent d’intégrer différents pays dans la même production. »

Une quête inlassable de ressources face aux défis du développement et du climat

Pour réaliser le développement et adapter le continent au changement climatique, les besoins sont chiffrés à 300 milliards de dollars par an. La BAD contribue activement à la quête de fonds. « ​​​​​​​On a un besoin constant d’augmenter les concours de la BAD », souligne Lionel Zinsou. « ​​​​​​​C’est exactement ce qui s’est fait avec la Banque asiatique de développement, qui a été un instrument essentiel qui a fait de l’Asie la plus forte croissance connue historiquement. Et c’est quelque chose qui est en train de s’engager avec la BAD. »
Sous le double mandat d’Akinwumi Adesina, la banque panafricaine a reconstitué le Fonds africain de développement, un des deux guichets concessionnels du groupe, qui offrent des dons ou des prêts à taux très réduits. Elle a réussi deux augmentations de capital, à 318 milliards de dollars désormais.

Source : rfi

Tags: En 60 ansla BAD s’est imposée comme un outil de développement incontournable pour l’Afrique
Préc.

Shandong (Chine) : Mamadi Doumbouya visite les installations de Weiqiao Pioneering Group, partenaire du projet Simandou

Suiv.

Dans un débat électrique, Kamala Harris pousse Donald Trump dans ses retranchements

Mamadou bhoye Diallo

Mamadou bhoye Diallo

En relationArticles

Guinée : Dr Dansa Kourouma élu président de l’Assemblée nationale de la 10e législature

Guinée : Dr Dansa Kourouma élu président de l’Assemblée nationale de la 10e législature

juillet 17, 2026
Musique/Reggae : l’artiste AB ZION dévoile son album « Danse All King »

Musique/Reggae : l’artiste AB ZION dévoile son album « Danse All King »

juillet 12, 2026
L’Ambassadeur Abdoulaye Youla, un Cadre au service de la République.

L’Ambassadeur Abdoulaye Youla, un Cadre au service de la République.

juillet 10, 2026
Une réponse au communiqué du CNT sur les 43 milliards GNF (Par Dr Faya Lansana Millimouno)

Une réponse au communiqué du CNT sur les 43 milliards GNF (Par Dr Faya Lansana Millimouno)

juillet 9, 2026
Secteur minier : la production de la mine d’or de Kiniero progresse de 37 % au deuxième trimestre 2026

Secteur minier : la production de la mine d’or de Kiniero progresse de 37 % au deuxième trimestre 2026

juillet 9, 2026
Examens nationaux 2026 : pourquoi le ministre Alpha Bacar Barry a suspendu plusieurs cadres de l’éducation ?

Examens nationaux 2026 : pourquoi le ministre Alpha Bacar Barry a suspendu plusieurs cadres de l’éducation ?

juillet 9, 2026
Suiv.
Dans un débat électrique, Kamala Harris pousse Donald Trump dans ses retranchements

Dans un débat électrique, Kamala Harris pousse Donald Trump dans ses retranchements

Publireportage

Santé : l’Association des drépanocytaires et parents de Guinée mobilisée pour une grande marche de sensibilisation

Santé : l’Association des drépanocytaires et parents de Guinée mobilisée pour une grande marche de sensibilisation

juin 28, 2026
Conseil des droits de l’homme : la lutte contre le mariage forcé au cœur d’un plaidoyer francophone

Conseil des droits de l’homme : la lutte contre le mariage forcé au cœur d’un plaidoyer francophone

juin 26, 2026
SENEFOOD & SENEPACK 2026 : les PME guinéennes valorisent leur savoir-faire et leurs innovations à Dakar

SENEFOOD & SENEPACK 2026 : les PME guinéennes valorisent leur savoir-faire et leurs innovations à Dakar

juin 14, 2026
SENEFOOD & SENEPACK 2026 : GBD mise sur 14 PME pour renforcer la présence des produits guinéens à l’export

SENEFOOD & SENEPACK 2026 : GBD mise sur 14 PME pour renforcer la présence des produits guinéens à l’export

juin 11, 2026
Journée Portes Ouvertes : Grenier de Guinée partage son expérience et ses ambitions dans l’agrobusiness

Journée Portes Ouvertes : Grenier de Guinée partage son expérience et ses ambitions dans l’agrobusiness

juin 2, 2026
MESRS : lancement officiel de l’appel à projets du Programme de Recherche à Impact pour la Guinée

MESRS : lancement officiel de l’appel à projets du Programme de Recherche à Impact pour la Guinée

juin 1, 2026
Jeux universitaires de Guinée : Dre Diaka Sidibé lance la 10e édition sous le signe de l’innovation

Jeux universitaires de Guinée : Dre Diaka Sidibé lance la 10e édition sous le signe de l’innovation

avril 5, 2026
Facebook Twitter Youtube RSS
Convergence Guinée

Convergencegn.com, est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée et le reste du monde avec pour slogan « vous informer, notre but ». Le site traite autrement l’information avec des analyses pointues à travers des articles ou vidéos.

Follow Us

Browse by Category

  • À LA UNE
  • Actualités
  • Afrique
  • Culture/Sport
  • Dossier
  • Économie
  • Education
  • Entreprise
  • Environnement
  • International
  • Interview
  • Justice
  • Libre Opinion
  • Monde
  • Personalité
  • Politique
  • Publireportage
  • Santé
  • Société

Recent News

Guinée : Dr Dansa Kourouma élu président de l’Assemblée nationale de la 10e législature

Guinée : Dr Dansa Kourouma élu président de l’Assemblée nationale de la 10e législature

juillet 17, 2026
Musique/Reggae : l’artiste AB ZION dévoile son album « Danse All King »

Musique/Reggae : l’artiste AB ZION dévoile son album « Danse All King »

juillet 12, 2026

© 2026 convergencegn.com - Tous droits réservés.

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
    • Politique
    • Société
    • Économie
    • Santé
    • Culture/Sport
    • Libre Opinion
    • Environnement
    • Education
    • Justice
  • Dossier
  • Entreprise
  • International
    • Afrique
    • Monde
  • Interview
  • Personalité
  • Contacts

© 2026 convergencegn.com - Tous droits réservés.