Le Conseil national de la transition (CNT), a adopté ce mardi 31 mars 2026, la Loi de finances initiale pour l’année 2026. Le texte prévoit une hausse des dépenses publiques supérieure à celle des recettes, avec un déficit budgétaire estimé à 2,6 %.
Après plusieurs heures de débats en séance plénière, les conseillers nationaux ont validé le projet de budget présenté par le gouvernement. Cette adoption s’inscrit dans le cadre du programme de développement Simandou 2040.
Selon les données officielles, les recettes globales de l’État sont estimées à 55 858 milliards de francs guinéens, soit une augmentation de 27,06 % par rapport à la loi de finances rectificative 2025.
Dans le même temps, les dépenses publiques atteignent 64 181 milliards de francs guinéens, en hausse de 18,3 %. Cette progression des charges reste supérieure au niveau des ressources mobilisées, ce qui entraîne un déficit budgétaire évalué à 2,6 %.
Le budget repose également sur une prévision de croissance économique fixée à 9,5 %.
Au-delà des équilibres financiers, le gouvernement met en avant la mise en œuvre du programme Simandou 2040, qui doit soutenir les réformes économiques et sociales. Dans ce cadre, onze ministères ont été retenus pour expérimenter la budgétisation en mode programme, une approche censée améliorer l’efficacité des dépenses publiques.
La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a salué le travail des conseillers nationaux à l’issue de l’adoption du texte.
« L’adoption de ce projet de loi de finances marque le lancement effectif de la mise en œuvre du programme Simandou 2040. Pour une meilleure efficacité de cette stratégie, onze ministères sont choisis pour démarrer la budgétisation en mode programme », a-t-elle déclaré.
Elle a également assuré que les recommandations formulées par les membres du CNT seront prises en compte dans l’exécution du budget.
« Je considère que chacune de vos recommandations est également la nôtre. C’est avec un engagement sincère que je m’emploierai à leur mise en œuvre afin d’en assurer l’efficacité au service des citoyens », a-t-elle ajouté.
L’adoption de ce budget ouvre ainsi la phase de mise en œuvre des politiques publiques pour 2026, dans un contexte marqué par l’augmentation des dépenses et la nécessité de maîtriser le déficit.
Bhoye Diallo














