Le secteur de la pêche continue de jouer un rôle important dans l’économie guinéenne. Selon le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, il contribue à hauteur de 4,5 % au produit intérieur brut (PIB), fait vivre environ 7,5 % de la population et génère près de 300 000 emplois directs.
Ces données ont été rappelées par le ministre Fassou Théa lors du lancement du projet « Kounki ». Il a toutefois souligné que ce potentiel reste en partie limité par des contraintes structurelles, notamment le manque d’infrastructures adaptées et les effets du changement climatique.
Le projet « Kounki » s’articule autour de deux axes. Le premier concerne la gestion durable des ressources halieutiques, avec la mise en place de mécanismes communautaires pour une exploitation mieux encadrée et plus résiliente.
Le second axe vise le développement des chaînes de valeur. Il prévoit l’augmentation de la production artisanale et aquacole, la construction d’infrastructures, l’amélioration des techniques de conservation et un meilleur accès aux marchés.
Des effets attendus sur l’économie
À travers ces actions, le projet devrait contribuer à renforcer la production locale, soutenir les revenus des acteurs du secteur et améliorer l’approvisionnement du marché national. À moyen terme, ces mesures pourraient consolider la contribution du secteur au PIB et à l’emploi.
À préciser que, le programme bénéficie du soutien de plusieurs partenaires, dont la Banque mondiale, Agence française de développement et le programme Problue, engagés dans le financement et l’accompagnement des initiatives liées au développement durable dans la pêche.
Bhoye Diallo














