Les 11 et 12 juin à Conakry, les membres du gouvernement ont participé à deux sessions de travail consacrées à la gestion du Budget de l’État. Organisées à l’initiative de la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, ces rencontres avaient pour objectif de renforcer la compréhension des procédures budgétaires et d’améliorer la coordination entre les acteurs impliqués dans l’exécution de la dépense publique.

Cette démarche intervient dans un contexte de mise en œuvre de projets d’investissement d’envergure et de préparation du programme Simandou 2040. Les autorités entendent ainsi favoriser une meilleure articulation entre la programmation budgétaire, l’exécution des dépenses et le financement des projets publics.
Clarifier les mécanismes de la dépense publique
Au cours des échanges, les responsables du Budget, du Trésor, des Investissements publics, des Marchés publics et du Contrôle financier ont présenté le fonctionnement de la chaîne de la dépense publique ainsi que les responsabilités des différentes administrations concernées.

Les discussions ont porté sur le cadre réglementaire de la gestion budgétaire, les délais d’exécution, la répartition des responsabilités entre les intervenants et les exigences de transparence dans l’utilisation des ressources publiques. Les modalités de budgétisation des projets liés à Simandou 2040 ont également été examinées.
Ouvrant les travaux, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a rappelé que « toute action publique financée par l’État doit être rigoureusement planifiée », soulignant la nécessité pour chaque département ministériel de disposer d’une programmation budgétaire cohérente avec ses priorités.
Les rencontres ont également permis d’aborder les enjeux liés à la transition vers le budget-programme, une réforme en cours dans onze départements pilotes. Cette approche vise à renforcer le suivi des politiques publiques à travers des objectifs et des résultats mesurables.
Les ministres ont échangé sur plusieurs questions opérationnelles, notamment les relations entre ordonnateurs et contrôleurs financiers, la dématérialisation des procédures budgétaires, la gestion des dépenses imprévues et les mécanismes de régulation budgétaire.
La question de l’interconnexion des systèmes financiers de l’administration avec ceux de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) a également été évoquée. Cette évolution est présentée comme un moyen d’améliorer le traitement des opérations financières et le suivi des engagements de l’État.
À l’issue des travaux, plusieurs participants ont recommandé l’élargissement de ce cadre d’échanges aux directions administratives et financières ainsi qu’aux services techniques des ministères.
La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a annoncé l’organisation prochaine d’une retraite de travail réunissant les principaux acteurs de la chaîne financière publique. Cette rencontre doit permettre d’approfondir les questions opérationnelles liées à la gestion budgétaire et de poursuivre les actions engagées en matière de gouvernance des finances publiques.
À travers cette initiative, le gouvernement cherche à renforcer la coordination entre les administrations financières et à sécuriser les conditions d’exécution des investissements publics prévus dans le cadre des programmes de développement, dont Simandou 2040.

Bhoye Diallo














