Le procès de l’ancien avocat général près la Cour suprême, Algassimou Diallo, s’est ouvert ce vendredi 4 septembre 2026 devant la Cour suprême de Guinée. Poursuivi pour des faits présumés de « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence pour discrimination et association de malfaiteurs », il a comparu devant la juridiction visiblement très affecté par la tournure des choses.
Présent à l’audience avec ses six avocats, l’ancien magistrat n’a finalement pas été entendu sur le fond. Dès l’ouverture des débats, sa défense a demandé le renvoi de l’affaire, invoquant notamment les conditions liées aux vacances judiciaires et la réception tardive des pièces du dossier.
Les conseils d’Algassimou Diallo ont rappelé qu’un arrêté du bâtonnier encadre la participation des avocats aux audiences pendant les vacances judiciaires, notamment pour certaines affaires de nature criminelle.
Pour la défense, ces dispositions ne permettent pas d’assurer dans les conditions nécessaires la représentation de leur client à ce stade de la procédure. Elle a donc sollicité le report de l’audience à la fin des vacances judiciaires.
Les avocats ont également soulevé un problème lié à la notification du dossier. Ils affirment avoir reçu les éléments de la procédure ce vendredi à 11 h 50, soit peu de temps avant l’ouverture de l’audience. Selon eux, ce délai ne leur aurait pas permis d’examiner suffisamment les pièces avant les débats.
Le ministère public s’est opposé à la demande de la défense, estimant que celle-ci était « superflue et inopportune ». Il a demandé à la Cour suprême de poursuivre la procédure.
Après examen de la requête, la juridiction n’a toutefois pas engagé les débats sur le fond. Elle a décidé de renvoyer l’affaire au mardi 8 septembre 2026 afin de délibérer sur la demande formulée par la défense.
Bangaly Soumah















