Selon les informations rendues publiques ce 14 octobre 2026, le procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright, a ordonné une enquête préliminaire sur le retrait des permis miniers d’Estralita et Jahvaun et leur réattribution à Guinea Mineral Resources (GMR) en mars 2016.
Confiées à l’ORDEF, les investigations doivent notamment éclaircir la succession des décisions, intervenues à cinq jours d’intervalle, ainsi que l’identité des bénéficiaires. La SMB est citée comme ayant détenu 90 % de GMR. La réalité de cette participation, sa chronologie et le rôle des différents acteurs devront être établis sur pièces.
Ces permis ont-ils été réattribués dans le respect des procédures et des intérêts de l’État ? Quelle place la SMB a-t-elle occupée dans cette opération ? Les Guinéens sont en droit d’attendre des réponses précises.
L’enquête mérite d’être soutenue dans son objectif de clarification, en toute indépendance et dans le respect des droits de la défense. Face aux soupçons de bradage du patrimoine minier, seuls des faits vérifiés permettront d’établir d’éventuelles responsabilités.
À ce stade, aucune culpabilité de la SMB ou des autres acteurs cités ne peut être déduite de l’ouverture de l’enquête. Soutenir le travail de la justice, c’est aussi exiger la rigueur des investigations et une information publique qui distingue les soupçons des faits établis.
Alhassane Souaré














