Selon le ministère de l’environnement et du développement durable, la Guinée perd chaque année 36 000 hectares de forêts, principalement à cause de la cuisson au bois de feu, mode d’énergie utilisé par plus de 85 % des ménages. Cette pression forestière constitue l’une des principales sources d’émissions nationales de gaz à effet de serre.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS), estime par ailleurs que la pollution intérieure liée à la biomasse cause des millions de décès prématurés en Afrique subsaharienne chaque année, touchant majoritairement les femmes et les enfants.
En substituant le bois de feu par le gaz butane, le lancement de l’usine de Konta située dans la préfecture de Forécariah, avec un investissement de près de 10 millions de dollars, s’impose comme une alternative concrète de la politique climatique guinéenne, alignée sur les Contributions déterminées au niveau national (CDN) soumises dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat.
Elle permettra d’éviter l’émission de plus de 45 000 tonnes de CO₂ par an, de préserver 8 000 hectares de forêt et de convertir plus de 120 000 nouveaux ménages à l’utilisation du gaz butane.
Bhoye Diallo















