L’enquête visant Badra Koné et Diarra Moustapha Sanoh se poursuit à la Direction centrale de la police judiciaire (DPJ), où les deux hommes sont maintenus en garde à vue depuis plusieurs jours.
Mis en cause dans une affaire portant notamment sur des soupçons de détournement de deniers publics, enrichissement illicite, corruption, blanchiment d’argent et escroquerie, l’ancien président de la délégation spéciale de Matam et le receveur principal font toujours l’objet d’investigations.
Selon nos informations, les enquêteurs ont adressé, le 27 avril 2026, une demande au procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), pour obtenir une nouvelle prolongation de leur garde à vue. Cette requête vise à permettre la poursuite des investigations, jugées inachevées à ce stade.
Initialement fixée à 48 heures, la mesure de garde à vue avait déjà été prolongée une première fois pour une durée équivalente. Toutefois, depuis lundi à 17 heures, aucun nouveau renouvellement n’aurait été notifié ni aux mis en cause ni à leurs avocats.
D’après toujours nos sources, les avocats de Badra Koné et de Moustapha Sanoh dénoncent une violation des règles de procédure. Ils estiment que le maintien de leurs clients dans les locaux de la DPJ, sans notification formelle d’une nouvelle prolongation, est irrégulier.
Les avocats évoquent également une atteinte aux droits de la défense et disent se réserver la possibilité d’engager des actions en conséquence.
Par ailleurs, l’audition des deux suspects à l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF) n’a pas encore débouché sur leur présentation devant un juge d’instruction. À ce stade, ils restent à la disposition des enquêteurs.
Nous apprenons qu’une décision du parquet est attendue pour déterminer si la garde à vue sera à nouveau prolongée ou si les intéressés seront libérés.
Affaire à suivre !
Bhoye Diallo














