Le Gouvernement guinéen poursuit le processus de mise en place du Fonds Souverain de Guinée (FSG). Un atelier de restitution des travaux préparatoires s’est tenu ce mercredi, à l’initiative du Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, sous la présidence du Premier ministre Amadou Oury Bah.
La rencontre a réuni des membres du Gouvernement, des responsables des administrations sectorielles, des représentants du secteur privé et de la société civile, ainsi que des partenaires techniques et les cabinets ayant contribué aux études préparatoires.
Mais c’est quoi le projet de fonds souverain? A quoi sert-il ?
Le projet de Fonds Souverain vise à faire des ressources nationales un levier de financement du développement et à constituer un patrimoine au bénéfice des générations futures.
Pour la Guinée, dont l’économie repose en grande partie sur l’exploitation des ressources naturelles, notamment minières, la mise en place d’un Fonds Souverain doit permettre de mieux organiser une partie des revenus issus de ces ressources et de les inscrire dans une perspective de long terme.
Le FSG devrait notamment contribuer au financement du développement, à la stabilité budgétaire et à la préservation d’une partie de la richesse nationale.

À l’ouverture de l’atelier, le Premier ministre Amadou Oury Bah a mis l’accent sur la nécessité d’une démarche concertée dans la conduite du processus. Il a notamment souligné l’importance d’« associer les différentes composantes de l’administration, les experts et les partenaires » mobilisés autour du projet.
La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a, pour sa part, rappelé que le projet découle de la volonté du Président de la République de renforcer la gestion et la valorisation des ressources nationales.

« Le Fonds Souverain de Guinée doit permettre de transformer une partie de la richesse issue de nos ressources naturelles en un patrimoine durable », a-t-elle déclaré, en précisant que cet instrument doit servir au développement économique et social du pays, tout en bénéficiant aux générations futures.
La question de la gouvernance occupe une place importante dans les travaux préparatoires. Pour les autorités, la mise en place du Fonds devra s’accompagner de règles précises en matière de gestion financière, de contrôle et de transparence.
La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a ainsi insisté sur la nécessité d’une « gouvernance rigoureuse, d’une gestion financière responsable et d’une transparence » à la hauteur des ressources que le Fonds sera appelé à gérer.
Les travaux présentés lors de l’atelier ont porté sur plusieurs volets, notamment la faisabilité juridique, le modèle institutionnel et la gouvernance, le modèle financier, la sécurisation des ressources, ainsi que les dispositifs de gestion des risques, de transparence et de contrôle.
Les études ont été réalisées avec l’appui de SouthBridge, Allen & Overy Shearman et Sylla & Partners, avant d’être soumises à une revue technique interne des services du ministère.
Selon le ministère de l’économie et des finances, cette restitution constitue une étape du processus de mise en place du Fonds Souverain de Guinée. Les prochaines étapes devront notamment permettre de préciser son cadre juridique et institutionnel, ses sources de financement, ses mécanismes de gouvernance et les règles encadrant la gestion des ressources.
A noter que pour la Guinée, l’enjeu est de disposer d’un instrument permettant de mobiliser une partie des revenus tirés des ressources naturelles au service des priorités économiques du pays, tout en constituant une épargne et un patrimoine pour le long terme.
Bhoye Diallo














