La baisse des prix du cacao a pesé sur la valeur des échanges agroalimentaires entre l’Union européenne et plusieurs pays africains au premier semestre 2026. Les principaux fournisseurs de cacao ont vu leurs recettes d’exportation reculer, tandis que les échanges avec l’Égypte ont progressé dans les deux sens.
Selon les données de la Commission européenne consultées par Convergencegn.com, les importations agroalimentaires de l’UE en provenance de Côte d’Ivoire ont diminué de 19 %, à 4,11 milliards d’euros, soit une baisse de 942 millions d’euros sur un an. Le recul atteint 46 % pour le Nigeria et 43 % pour le Cameroun. La Guinée enregistre une baisse de 94 %.
Cette évolution s’explique principalement par la baisse des prix plutôt que par celle des volumes. À l’échelle mondiale, les importations européennes de la catégorie « café, thé, cacao et épices » ont reculé de 3,6 milliards d’euros, soit 17 %. Les produits à base de cacao ont concentré l’essentiel de cette baisse : leurs prix ont diminué de 26 %, entraînant une perte de valeur de 3 milliards d’euros, alors que les volumes importés n’ont baissé que de 3 %.
La Côte d’Ivoire reste en tête
Malgré le recul de ses exportations en valeur, la Côte d’Ivoire demeure le premier fournisseur agroalimentaire africain de l’UE parmi les pays recensés dans le rapport. Elle est suivie du Maroc, avec 2,46 milliards d’euros d’exportations vers l’UE, en hausse de 1 %, puis de l’Égypte, à 1,63 milliard d’euros. Le Cameroun et le Nigeria affichent respectivement 706 millions et 658 millions d’euros.
Du côté des exportations européennes vers l’Afrique, le Maroc reste le principal marché cité dans le rapport, avec 1,72 milliard d’euros au premier semestre. Ce montant recule de 10 %, soit 198 millions d’euros, par rapport à la même période de 2025.
L’Égypte progresse dans les deux sens
L’Égypte affiche une évolution différente. Les exportations agroalimentaires de l’UE vers le pays ont augmenté de 28 %, à 1,26 milliard d’euros. Cette hausse, de 278 millions d’euros sur un an, est principalement liée aux exportations de blé.
Dans le même temps, les importations agroalimentaires européennes en provenance d’Égypte ont progressé de 11 %, à 1,63 milliard d’euros.
Ces données montrent que l’évolution des échanges agroalimentaires Afrique-UE reste fortement liée aux fluctuations des cours des matières premières. La baisse des prix du cacao a réduit la valeur des exportations de plusieurs pays producteurs, tandis que la demande pour d’autres produits, notamment le blé, a soutenu les échanges avec certains partenaires.
Bhoye Diallo














