La Compagnie du TransGuinéen (CTG) et l’américain Wabtec renforcent leur partenariat autour du mégaprojet Simandou dont l’exploitation bat son plein avec les premiers minerais de fer exportés. Les deux groupes ont signé, le 21 septembre 2026 à New York, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, un contrat de services de plus de 700 millions de dollars sur plus de dix ans.
Présenté par Wabtec comme son plus important contrat de services en Afrique, l’accord porte à plus de 1,2 milliard de dollars ses engagements liés à Simandou, en incluant les commandes de locomotives passées en 2024.
Mais quelles retombées économiques la Guinée peut-elle tirer de cet accord ?
Un accent mis sur la maintenance et la formation
Selon nos informations, le contrat couvre la maintenance des locomotives, la gestion des pièces de rechange, la révision des composants, la logistique, la formation des équipes et les systèmes de diagnostic à distance.
Pour la Guinée, l’enjeu porte surtout sur le contenu local et le développement des compétences. L’accord prévoit notamment la formation des équipes afin de renforcer progressivement les capacités nationales dans la maintenance et l’exploitation ferroviaires. Les prestations concernent les locomotives Wabtec ES43AC, équipées de moteurs Evolution Series de 4 500 chevaux, qui seront utilisées sur le corridor de Simandou.
Un corridor au-delà du minerai
Long de plus de 650 kilomètres, le TransGuinéen doit relier les zones minières de Simandou au port de Morébaya. Il transportera le minerai de fer, mais aussi des passagers et des marchandises non minières.
Pour la Guinée, le contrat avec Wabtec ouvre ainsi un marché de services autour d’une infrastructure importante. Les retombées dépendront notamment de la part des prestations confiées aux entreprises locales, du transfert de compétences et de l’intégration des acteurs guinéens dans cette chaîne de valeur.
Le défi du contenu local
Les autorités guinéennes mettent en avant le contenu local comme l’un élément clé des retombées économiques de Simandou.
À New York, Mamoudou Nagnalen Barry, président du conseil d’administration de la CTG, a insisté sur le transfert de technologies et le développement des compétences. Le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a également souligné l’importance du partenariat avec les entreprises américaines.
Il faut noter, qu’au-delà des 700 millions de dollars du contrat, l’enjeu sera donc de convertir cet investissement en emplois qualifiés, en sous-traitance locale et en nouvelles compétences pour les secteurs ferroviaire et minier.
Synthèse : Bhoye Diallo















